internet, source de progrès

Tous les jours, on peut mesurer les bénéfices importants que nous apportent internet et ses outils dérivés et les incroyables mutations qu’ils ont apporté au monde : dans la recherche ou le partage d’informations, dans l’échange de données, dans le champ des relations professionnelles ou privées.
Les outils comme les smartphone nous sont à ce point familier que nous sommes étonnés, voire un peu déstabilisés lorsque nous croisons une personne en responsabilité qui en est dépourvue…
Ainsi, en allant chercher cet été à la gare un philosophe de renom : son TGV étant arrivé en avance, j’étais bien mal en peine de le retrouver, la gare de Bordeaux ne comportant en effet pas moins de quatre sorties différentes !
Je ne sais qui de lui ou de moi était le plus stressé par cette situation !…
Après plusieurs aller-retour, je finis par le retrouver à l’une des sorties, passablement énervé, cherchant vainement …une cabine téléphonique !…
Donc, dans notre société, dans notre nouveau monde devrais-je dire, car il englobe la plupart des pays, développés ou non, il est indéniable qu’internet est source de progrès.

consommer internet avec modération

Mais qu’en est-il du rapport de l’internet à l’éducation ?
D’un côté, nous voyons fleurir des programmes d’éducation numérique dans les écoles, fièrement promus par nos politiques, consistant à doter les élèves d’écoles primaires de tablettes numériques.
De l’autre, de nombreux parents s’inquiètent –légitimement- de l’influence d’internet sur leurs chères têtes blondes.
Les sollicitations sont nombreuses : ordinateur familial, indispensable pour plancher sur le prochain exposé ou consulter les notes des élèves en ligne ; smartphone à partir duquel il n’est pas même nécessaire d’avoir une connexion internet, dès lors que le toit familial est équipé du sésame wi-fi…
Dans l’éducation aussi, internet est un outil au potentiel incroyable, permettant par exemple un gain de temps considérable dans la recherche d’informations et leur mise en œuvre.
Mais pour internet comme pour le reste, tout est une question de dosage : à 12-14 ans, les jeunes sont-ils suffisamment mûrs et indépendants pour consommer l’internet avec modération ?

Les ordinateurs nuisent à la créativité

Lors de la dernière Université Hommes-Entreprises, le psychiatre Christophe André nous rapportait ce fait incroyable : dans la Silicon Valley, de nombreux dirigeants et employés de Google, Yahoo, Apple et eBay envoient leurs enfants dans un établissement Waldorf, dont la philosophie pédagogique est que les ordinateurs nuisent à la créativité, à la sociabilité et à la concentration des enfants.
Un article du New York Times précise : « De la crèche au lycée, ni ordinateur, ni tablettes. A la place, on trouve des tableaux noirs, des craies, des crayons de couleur et des livres ».
Les parents qui culpabilisent de limiter l’accès à internet de leurs enfants peuvent se référer utilement à un spécialiste d’internet : Chris Anderson, l’ancien rédacteur en chef de Wired, un magazine spécialisé dans l’innovation technologique.
Il a une règle essentielle pour ses cinq enfants (de 6 à 17 ans) : jamais d’écran dans la chambre. « J’ai été témoin des dangers de la technologie. J’en ai fait l’expérience personnelle, et je ne veux pas que ça affecte mes enfants. »
La plupart de ces parents geeks limitent le temps passé sur tablette ou smartphone à environ 30 minutes par jour pendant la semaine, d’autres réservent les tablettes au week-end uniquement. »

N’y a-t-il pas une forme de schizophrénie à construire les outils numériques modernes les plus performants en prenant bien soin que ses propres enfants ne les utilisent pas ?

©rawpixel

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